Plus de trois semaines après l'heureux événement du 6 août dernier, je reprend un peu mes esprits... C'est une page qui se tourne, un aboutissement, le sentiment qu'on a fait le maximum possible dans une direction et que les chemins pour continuer sont maintenant multiples.

Merci Davo pour cette "mobilephone-image" qui restera le seul souvenir pixelisé de ces 90 minutes mémorables.
La fête ensuite a été belle: famille, amis, mouton et boeuf grillé de la ferme Cretegny, grange champêtre, et puis, pour ne pas déroger à la règle, la petite production familiale! Pour qu'elle ne se perde pas dans les tiroirs, je la mets à la suite de ce message.
PRODUCTION THESE DE NICOLAS, 6 AOUT 2003
Speakerine (Annick)
Mme, Monsieur, bonsoir, ce soir sur TSR 1, la 2ème série noire de l’été, la Cannes écule qui fait fondre directement la fondue sans réchaud, et sur TSR 2, une 1ère sur notre chaîne culturelle, en direct des cavernes, dans une antre au logis de la Faculté des sciences de Genève, nous avons le plaisir de vous présenter en direct un soutien de thèse pardon, une soutane, pardon une soutenance de baise, o pardon de thèse, sur le terrorisme biologique et les émirs à Sion. L’exceptionnelle personnalité du souteneur a en effet excité la direction des programmes, qui souhaite vous faire partager son enthousiasme dans l’écoute de cette baise, euh pardon de cette thèse. En voici l’intitulation, je cite : ‘Modélisme de la démocratie des populations humantes prépucthoriques à l’aide de dons d’organes des environs et de la gêne éthique. N’oubliez pas l’éphéméride de demain, nous fêterons ‘la sainte doute’ et dans un instant, juste avant cette soutenure de baise, euh, pardon, de thèse, la météo de Ph.jeanneret qui nous dira tout sur la canoncule qui se prolonge dangereusement dans notre plat national. Voilà, vous ne savez rien, pour l’heure, mais vous saurez tous sur le temps de nos descendants du lointain passé, après cette interdiction de baise, euh pardon, cette défense de thèse du docteur N. Ray.
Nicolas (Adrien)
Cher public, chers jurés, chers professeurs, chère maman, merci d’être venus si nombreux ce soir. Cela me bouleverse de constater l’intérêt que suscite encore aujourd’hui l’histoire passionnante de l’humanité. En approximation, je dirais que vous êtes environ une soixantaine moins 53 personnes de la famille…il y a donc (monstre équation tableau) 8 individus du règne animal dans cette salle qui sauront enfin, d’ici une petite heure comment ils sont arrivés ici à Sciences 2, grâce au SIG, système d’information géographique dont les 3 millions 6, 2 simulations accomplies par 71 machines à la mémoire colossale nous ont permis à mon équipe et à moi-même de modéliser un certain nombre de choses, beaucoup trop complexes pour le cerveau des primates que nous sommes. Voici donc le titre de ma thèse : ‘Modélisation de la démographie de la population naine préhistorique à l’aide de données environnementales et génétiques.
Juré 1 (Marie-Christine)
Excusez-moi, Dr Ray, mais nous au contrôle des habitants, pour la démographie, on n’utilise pas votre gêne, là , éthique, vous pourriez expliquer votre méthode ? parce qu’en tout cas pour nous, ça suffit qu’ils viennent s’inscrire aux heures d’ouverture des guichets. Alors pourquoi c’était encore plus compliqué dans le temps ? Hein, vous pouvez le dire’
Nicolas
Chère madame, il s’agit là d’une approche scientifique, qui tente , non sans succès, de modéliser en fait les déplacements humains,…
Juré 2 (Sylvain)
Ah ouais, nous on connaît bien ça, chez Lavanchy déménagement. Et on n’a pas non plus besoin de toutes vos salades..
Nicolas
Il ne s’agit pas du règne végétal, Monsieur muscle, mais bien du règne animal, le nôtre, le vôtre, Schwartzonéger, même aux temps modernes, c’est à dire il y a environ 7 millions d’années…
Tél. (Joëlle)
Allô, c’est bien l’émission de TSR2 ?
Nicolas
Oui, Madame, quel est votre nom ?
Joëlle
Lucy !
Nicolas
Oui, Lucy, posez votre question…
Lucy
Je n’ai aucune question à poser, malhonnête,… J’appelle pour dire que j’en ai assez qu’on parle tout le temps de moi et qu’on dise des conneries… ça fait 3 millions et pas 7 qu’on m’a découverte, d’ailleurs j’ai pris froid et d’ailleurs je tousse tout le temps, et je ne remercie en tout cas pas les scientifiques…
Nicolas (se fâchant)
Ecoutez, Lucy, tout ça c’est du bidon… on vient de découvrir quelqu’un de bien plus vieux que vous, 7 millions, ça pèse lourd, et en plus c’est un homme…Donc retournez d’où vous venez, et cessez d’intervenir à chacune de nos conférences pour vous plaindre, on vous a déjà promis un petit coin dans le dépôt à balai des archives Piaget. D’ici là vous n’avez qu’à dormir dans les catacombes d’Annemasse, et nous laisser tranquille, on a d’autres primates plus intéressants que vous à étudier.
Lucy
Euh, mais quels malhonnêtes ces personnes scientifiques, aucun respect pour les personnes âgées !
Nicolas
Je reprends donc la modélisation de la démog…
Juré3 (Julien, monstre accent vaudois)
Justement, à propos de modélisme, vous pourriez expliquer votre technique, siouplaît. Parce que nous le samedi, au club, nos modèles réduits ont des problèmes, surtout à l’atterrissage.
Nicolas
Il s’agit en fait de modélisation, c’est à dire qu’on suppose que l’humain, placé devant des choix de survie, sur la base d’un certain nombre de données, triées sur le volet par notre système SIG…
Juré 3
Ecoutez voir, docteur Ray, nous au SIG, Services Industriels de Genève, on a bien voulu faire partie du juré pour vous rendre service, mais faut pas nous prendre pour des cons…Vos volets, là, et vos denrées, euh vos données, qu’on a d’ailleurs pas reçues, on se demande bien où vont nos sous pour les dons humanitaire de la commune…Enfin, bref ! Nous au SIG, pour les déplacements humains, on a un employé par quartier, qui relève les compteurs après chaque départ, et avant chaque arrivée, et on n’a pas besoin de plein de machines et de modélisation pour comprendre comment ça s’est passé. L’autre jour, par exemple, Mme Delanoé s’est fait battre par son mari, les voisins ont appelés, on est arrivé dans le quart d’heure, et puis on l’a virée à l’hôpital, pis on a relevé les compteurs pour que son mari, le pauvre, n’ait pas à payer les taxes avant la dispute, dès fois que ça serai de sa faute à elle…Bon, on peut jamais être sûr, mais on pense bien que c’est Mme Delanoé, qui a commencé ; c’est toujours ces salopes qui…
Nicolas
Monsieur, ma maman est dans cette salle. Je n’accepte pas que vous ne respectiez pas le genre des individus du règne animal, programmés génétiquement pour porter et donner la vie, et ainsi perpétuer par reproduction bisexuée, univitelline et sacrée, l’acquis et l’inné…
Juré 4 (Marie)
Quoi ! On va enfin parler d’acné… Figurez-vous que ça m’intéresse énormément. Depuis ma ménopause, il y a 50 ans, je refais de l’acné, comme quand j’étais adolescente… Docteur Ray, est-ce qu’il y aurait un moyen, avec toutes vos machines, pour réduire ce fléau ?
Nicolas
Chère Madame, il ne s’agit pas d’acné mais de l’acquis et de l’inné qui en biologie génétique, séculaire et ancestrale nous ont éclairé sur les rôles et l’importance respective des gênes, pour ce qui est de l’acquis, et de l’inné pour ce qui est de l’environnement…Donc je reprends l’intitulé : A l’aide de données environnementales…
Juré3 (Julien)
Rebonsoir, je me présente…Bob Hay police municipale…Bonsoir docteur Ray…je me permets de vous interrompre, parce que l’environnement, nous, on le fait respecter sans dépenser tous les fonds nationaux de recherche pour ce gêne éthique… On a une 4x4, une matraque, un canif pour couper les cordes des ponts,… pour ces drogués et ces tagueurs qui dessinent partout du japonais sur nos murs. Alors pourquoi vous passez 5 ans à étudier des données pour faire respecter les environs, alors que nous, dès que ces petits cons de jeunes nous entendent arriver avec la sirène, ils décampent vite fait !
Nicolas
Ecouter, agent Bob Hay il ne s’agit pas du respect des environs, mais de données environnementales et génétiques.
Juré1
Quoi, des tiques, ici., mais c’est horrible ! On peut mourir, je m’en vais tout de suite. Jeregarde vers l’avenir, moi voyez. Au moins, on peut y changer quelque chose. Tandis qu’avec vous, et vos sauts de puces préhistoriques, moi je tique, voyez !
Juré2
Là où il y a des tiques, y a de la gêne, et la génétique c’est l’acné assuré… c’est pas possible, l’hygiène de ces auditoires… Je me plaindrai au contrôle des habitants pour qu’ils vous contrôlent… Au revoir docteur, je ne remets plus les pieds ici avant au moins 10'000 ans, quand on m’aura clooné ! Viens, Gertrude, on se tire !
Elles partent : Eh j’ai un SMS de Lucy, /Ouais moi aussi… Elle nous attend à la caverne du coin, boire un bouillon de mamouth dégelé / Super, cette Lucy /...
Nicolas
Cher public, donc environ 3'000 simulations ont été nécessaires pour arriver à mes brillants résultats,…
Juré3
Pas besoin d’autant ! Moi, même ma femme quand elle simule une fois, je me rends compte tout de suite. Décidément cette soutenure de baise, c'est pas autant excitant qu’on pensait. Viens Emile, je me casse (il prend Sylvain)
Juré2
Au revoir, Docteur Ray. La prochaine fois, montrez au moins Lucy à poil, qu’on se déplace pas pour rien. Ils partent
La speakerine
Alors, vos impressions, docteur ?
Nicolas
Mais en fait, c’était plus dur que je pensais, mais…
La speakerine
Voilà, le temps qui nous était impartial, imparti est parti, chers téléspectateurs, merci de nous avoir suivis si avant dans notre passé, et d’avoir, cher docteur Ray précédé ce qui nous devançait en vous penchant sur nous pré-déscendants, qui loin en arrière ont modelé de leurs emprunts,… embruns, …empreintes l’homme rt la femme que nous sommes vous et moi, en émoi, hemogélobules et acquis, bref, ce que nous sommes, pas de bois, mais bien des êtres de chair et d’os, comme cette chère Lucy, qui nous appelle si souvent. Docteur Ray, merci de cette 1ère sur la 2, et revenez nous voir après votre poste adhoc, euh votre postedoc, où ça, déjà ?
Nicolas
En Australie. Justement, là-bas,…
La speakerine
Merci docteur, nous avons rendu l’antenne à la météo de Ph. Jeanneret, Il semblerait qu’il ait du nouveau. Philippe, c’est à vous
Pascal/PH Jeanneret
Les données météo…
Le public
Encore des données, on se casse !