Cette fois il n'est ni séché, ni sur la cheminée, mais bien vivant dans un des arbres de notre jardin. C'est un brushtail possum, qui fait un bruit comme une crescelle pour attirer les femelles, et nous réveiller en pleine nuit accessoirement...
Finnalement, la version séchée n'est pas mal non plus...

...enfin, juste le temps d'un après-midi pour assister a une cérémonie du thé. Une collègue de travail, japonaise, enseigne l'art de servir ce breuvage ancestral et une fois l'an elle organise une cérémonie ouverte à quelques privilégiés. Comme on avait loupé cette cérémonie lors de notre voyage à Kyoto l'année passée, c'était l'occasion.
Mais qu'est ce donc qu'une cérémonie du thé, me direz-vous? Non, il ne s'agit pas de l'étape philosophique du choix du sachet et du geste du déroulement du porte-sachet, mais bien de la préparation à l'ancienne du thé vert. Ce thé est en fait une poudre de feuilles de thé (pour le classique thé noir anglais, les mêmes feuille sont occidées, d'où la couleur).
Pour servir une tasse, ça a pris environ une demi-heure: gestes lents totalement maitrisés, choix, essuyage et positionnement post-utilisation de chaque ustensile après chaque étape, rinçage et préchauffage de la tasse, ... C'était très intéressant à regarder, et les commentaires "live" du maitre de cérémonie étaient éloquents.
Mais plus impressionnant que la cérémonie elle-même était la maison dans laquelle elle s'est faite. Nous étions chez la troisieme personne la plus riche d'Australie, qui s'avère être président du club de cérémonie du thé. Je n'ai jamais vu autant d'étalage de luxe de toute ma vie. C'etait une énorme maison de maitre avec un dizaine de pièces. Je commence bien sûr par me faire recevoir par plusieurs gardes du corps, qui tracent mon nom sur une liste en me regardant d'un oeil suspicieux, puis je rentre dans le vestibule: petite piece estimée a 100m2, au milieu de laquelle trône un piano à queue blanc surmonté d'un perroquet en ivoire, entouré de deux énormes escaliers en spirales (et en marbre) qui montent vers les chambres. Le salon, muni de ses deux (fausses)cheminées (fonctionnant au gaz, pfff), était remplis d'oeuvres d'art japonaises et chinoises, dont la plus intriguante était cette langouste séchée complètement blanche. J'ai dû la scruter pendant 5 minutes sous tous les angles pour finnalement me rendre compte qu'elle n'était pas séchée, ni albinos, mais qu'elle était, de nouveau, taillée dans l'ivoire avec une finesse que je n'avais jamais vue auparavant... Tous les objets étaient assez incroyables, mais le pire c'est qu'il a un musée au sous-sol où il garde ces plus belles pièces. Bref, je vais pas m'etaler, mais la pièce dans laquelle on a eu un petit refreshment (sushis, sake, miso soup, etc), vaut quand même quelques mots: elle était entièrement faite d'anciennes tapisseries japonaises et complètement cerclée de bambou: chaque angle et recoin de la pièce était du bambou laqué, même le pourtour de la cheminée.
Tout cela était donc bien joli, même si je plains ce pauvre homme qui doit tant montrer pour exister. La prochaine fois, j'irai boire mon thé avec la voisine...
Voilà plusieurs semaines que nous nous entraînons, chaque lundi soir, au swing (danse des années 30-40).
Hier soir avait lieu LE bal de l'année organisé par Swing Patrol (notre compagnie). Il était prêvu qu'au moins 500 personnes viennent! Sur leur site, ils suggéraient de venir habillé "outfit" et nou saurions pu acheter des vêtements sur place(vraiment chers). Un beau programme!
Lorsque nous sommes arrivés vers 20h30 dans le bâtiments, nous avons été plongés dans l'ambiance charleston: quelques marins par-ci, des belles par-ci.
Il y avait foule, ça c'est sûre! Il y avait un orchestre "live" et ça donnait un super atmosphère!
Nous n'avons pas tardé avec Nicolas à aller sur la piste de danse.......qui était franchement petite pour tout le monde qu'il y avait! Il faut vous imaginer que le swing est très dynamique et on a besoin de place pour s'exprimer! Nous étions comme des sardines! Je ne compte pas combien de fois je me suis fait rentré dedans, marché sur les pieds, reçu des coups de coudes etc....je ne sais toujours pas comment mes bas n'ont pas filé! Ca s'est encore corsé quand ils ont demandé de venir TOUS sur la piste pour le charleston communs (c'est comme un peu une chorégraphie de country, tous en ligne, sauf que c'est du charleston!). Heureusement qu'ils ne me filmaient pas, j'aurais pu passer dans video gag! Bref, j'ai cru que plusieurs fois Nico allait se sentir mal à force de transpirer à grosses gouttes! Il oublie de respirer parce qu'il est trop concentré, m'a-t'il dit!
Nous n'avons pas fait long feu....marre de se faire bousculer! Un peu déçu de notre premier bal...il faudrait qu'on réessaye avec moins de monde et plus de place.
Ce matin, après une grasse matinée, nous sommes allés au Boat House sur la Yarra River à 10mn de chez nous. C'est une maison des années 30 (ça nous poursuit!) où l'on peut manger et louer des bateaux pour se promener sur la rivière. Nous avons donc pris notre lunch, dans ce petit paradis, planté au milieu de la ville alors qu'on se croit a des centaines de kilomètres de toutes habitations!
Nous sommes déjà au mois de mai... le temps file à la vitesse grand V!
Pendant que vous vous réchauffez gentiment, nous avons fait notre première flamblée de l'année, dans la cheminée du salon (et nous n'avons pas pris notre possum séché comme allume-feu!).
Voilà plusieurs semaines que je suis des cours de théàtre à l'université de Melbourne. Chaque trimestre il y a la possibilité de suivre ce qu'ils appellent des "shorts courses", moyennant des prix assez abordables pour ceux qui ne sont pas étudiants. Les thèmes sont divers et variés: ça va du "comment réparer son vélo ou sa voiture", en passant par les massages, la danse, les techniques informatiques etc...Mon cours de théàtre dure 8 semaines et nous étudions les bases pour pouvoir jouer.
J'étais un peu en souci par rapport à mon niveau d'anglais. La prof, Margot, n'avait pas l'air de trouver que c'était un problème et mes 6 accolytes sont vraiment indulgents!
Les premiers cours n'étaient pas difficiles et nous avons fait beaucoup de jeux. Mais ça c'est corsé quand nous avons commencé l'improvisation, où il faut être rapide, imaginatif, créatif..... C'est là que je me suis rendue compte de la pauvreté de mon vocabulaire anglais! Je n'ai pas pu faire tous les exercices, en particulier celui où il fallait raconter une histoire et le partenaire devait à tous moment dire un mot hors contexte. Il fallait ensuite intégrer ce mot dans le récit, comme si c'était la chose la plus normale au monde! Margot, ayant quelques notions de français, m'a permis de le faire dans ma langue maternelle: je ne me suis plus trouvée aussi nule après ça!
Je continue quand même à tout faire en anglais et c'est un défi à chaque fois! Mais j'ai toujours autant de plaisir à y aller et je regrette qu'il n'y ait que 8 semaines.